Maud Bécherraz est née à Genève (Suisse), elle est infirmière diplômée en soins généraux (Le Bon Secours – Genève) et en santé mentale (Bel-Air - Genève).
Sa pratique concerne les soins d’urgence médicochirurgicaux et psychiatriques. Pendant ses études en sciences de l’éducation à l’Université de Genève, elle travaille comme enseignante clinique au Centre MédicoChirurgical des Entrées (CMCE) de l’Hôpital Cantonal Universitaire de Genève (HCUG).
Ensuite, elle occupe, pendant 5 ans, un poste d’enseignante en soins infirmiers à Chantepierre (Lausanne) où, suite à l’obtention d’un «master of art – health care management» (MA), elle participe en tant que directrice adjointe, à la cogestion d’un programme de formation pendant 5 ans, puis à la création de l’unité de recherche des écoles de Chantepierre.
En 1997, elle s’installe à Montréal, où elle se passionne pour la recherche en soins infirmiers, Ses recherches s’intéressent au phénomène de réconfort qu’elle étudie à l’aide d’une approche phénoménologique (herméneutique).
En 2001, elle obtient un doctorat en soins infirmiers (PhD in nursing sciences), ceci dans le cadre du programme conjoint de l’Université de Montréal et de McGill University. Le titre de sa thèse est :
Une phénoménologie du réconfort.
Expériences et significations du réconfort pour la personne
opérée et pour l’infirmière qui en prend soins.
Le deuxième volet consacré au réconfort infirmier en médecine a bénéficié de subsides de la Commission pour la Technologie et l’Innovation et du Fond National Suisse, subsides octroyés dans le cadre de la création de compétences en recherche appliquée dans les Hautes Ecoles Spécialisées (HES).
Le troisième volet de la recherche concerne le réconfort infirmier en santé mentale. Il a bénéficié d’un soutien financier de la part de l’Association Suisse des Infirmières (ASI), de la Société Académique de Genève (SAG) et de la Direction des Soins Infirmiers des Hôpitaux Universitaires de Genève. Les résultats ont été publiés en avril 2006.
Ce programme de recherche a été élaboré à Montréal - avec l’aide de Professeurs de deux Facultés des Sciences Infirmières. Son but est de mieux comprendre les stratégies de réconfort utilisées quotidiennement par les infirmières et les infirmiers et de conceptualiser un phénomène central de la discipline infirmière.
Le quatrième volet sera consacré au réconfort en gériatrie. La recherche de financement a commencé.